Many thanks to Hanzík for the Czech translations!

tcc-case-title
modérément geek  modérément geek

Cas 110

Le Coffre

Un certain moine fut convoqué en présence de maître Bawan :

“Ce coffre contient quelque chose qui doit être amené au Clan de l'Araignée,” dit Bawan, en montrant une grande boîte de bois, ceinte de fer. “Porte-la à l’abbé, seul et sans aide, et il te récompensera pour ta peine. J’ai glissé une lettre d’explications sous le loquet.”

Avec beaucoup d’efforts, le moine hissa le coffre sur son dos, et se mit en chemin pour traverser les terres du temple jusqu’au domicile des développeurs Web. Il y fut reçu par l’abbé, qui parcourut la lettre pendant que le moine épuisé attendait sa récompense.

“Ce coffre n’est pas de mon ressort,” dit l’abbé, remettant la lettre en place. “Il doit être amené à l’abbesse du Clan du Singe Rieur. Porte-le seul et sans aide, et tu aura une très belle indemnisation.”

Le moine fit ce qu’on lui demandait, haletant à chaque pas tandis qu’il traversait les terres du temple jusqu’au bâtiment des experts métier. L’abbesse résidait au dernier étage.

“Je n’ai rien à voir avec ce coffre,” dit l’abbesse, qui refusa que le moine pose son fardeau à terre durant sa lecture. “Il doit être porté immédiatement au Clan des Empreintes de l'Éléphant.”

“Je pense que je vois où tout cela nous mène,” grimaça le moine. “Peut-être qu’un de vos moines peut l’y porter ?”

“Pas le temps, pas le temps !” dit l’abbesse, remettant la lettre sous le loquet en poussant le moine dehors à coups de pieds. “Porte le là-bas, seul et sans aide, et de grandes richesses t’attendent !”

Une heure plus tard le moine titubait dans le bâtiment des gardiens de la couche persistence du Temple, s’écroulant dans le hall principal, écrasé par le coffre sur son dos. Quelqu’un appela l’abbé aux cheveux blancs.

“Merveilleux !” dit le vieil abbé après avoir lu la lettre. Le moine à demi conscient l’entendit ouvrir le couvercle et le refermer. “Moine, éveille-toi ! Pour te remercier de ce service rendu, tu peux garder tout ce qu’il reste dans le coffre. Et maintenant, va-t-en !”

Le moine rampa lentement jusqu’à la porte, comme une tortue peinant sous sa carapace de bois. La nuit était tombée quand il parvint à ses propres quartiers et fit glisser le coffre de son dos. Le couvercle tomba et une centaine de boîtes de fer se répandirent par terre.

Il les ouvra une à une. Toutes étaient vides.

Il n’y avait plus rien dans le coffre que la lettre de Bawan, que le vieil abbé avait jeté à l’intérieur. Le moine la déplia et lut :

Aux abbés des Trois Clans—
En examinant les problèmes de performance de notre système de panier, j’ai découvert que des centaines d’actions de la couche Web chargent de très gros et complexes arbres d’objets CatalogInfo depuis la base de données.
En examinant la couche Web, j’ai découvert que ces actions ne font que passer les CatalogInfo sans les regarder, dans les seize méthodes de la couche service qui se trouvent en avoir besoin.
En examinant la couche service, j’ai découvert que ces méthodes ne font que passer les CatalogInfo sans les regarder, dans quatre méthodes de la couche persistance qui se trouvent en avoir besoin.
En examinant la couche persistance, j’ai découvert que ces méthodes ne font que passer les CatalogInfo sans les regarder, dans une seule méthode de la bibliothèque de fonctions utilitaires qui se trouve en avoir besoin.
En examinant cette méthode unique, j’ai découvert qu’elle ne fait rien d’autre que vérifier la propriété Type de l’objet CatalogInfo, un nombre entier, et cela dans le seul but de s’assurer qu’elle n’est pas négative. J’ai également découvert que l’auteur de cette méthode est ce jeune homme, qui porte mon coffre. Je vous prie de bien vouloir vous assurer qu’il puisse recevoir cette explication de manière adéquate.