Many thanks to Hanzík for the Czech translations!

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En passant par le Support Client du Temple, la nonne Hwídah entendit parler d’un étrange comportement dans une certaine application. Comme maître Banzen lui avait assigné le support de production, la nonne all diligemment en décrire les symptômes au moine le plus expérimenté sur cette application:

“Parfois un utilisateur va retourner sur un enregistrement qu’il avait déjà modifié, pour découvrir qu’une partie des informations manque,” dit Hwídah. “On n’arrive pas à reproduire le bug, et les utilisateurs avouent qu’ils pourraient s’imaginer des choses.”

“J’ai entendu ces histoires,” dit le vieux moine. “Je n’ai pu voir aucun bug dans le code, et on n’a pas pu le reproduire dans un autre environnement.”

“Cependant, cela pourrait être prudent d’investiguer davantage,” dit la nonne.

Le moine soupira. “Nous sommes tous plus que surchargés. Il n’y a qu’une poignée d’utilisateurs qui ont remonté ce problème, et eux-mêmes n’en sont pas tout à fait sûrs. Pour l’instant, tous se satisfont de simplement retaper les informations ‘manquantes’ et reprendre leur journée. Peux-tu m’offrir une once d’évidence qu’il s’agit d’autre chose qu’une erreur utilisateur ?”

La nonne fit non de la tête, s’inclina, et prit congé.

- - -

Cette nuit-là, le vieux moine fut tiré de son sommeil par un bruit sous sont lit, le genre de couinements qu’une souris pourrait faire. Ce bruit continua toute la nuit—parfois depuis un endroit, parfois d’ailleurs, probablement tandis que l’intrus nocturne allait et venait en recherche de nourriture.

Le jet d’une sandale dans la direction du bruit le calmait immédiatement, mais il finissait toujours par reprendre dans une partie différente de la pièce.

“À n’en pas douter, il s’agit là d’une leçon que souhaite m’enseigner cette tatillonne de Hwídah,” se plaignit-il à ses camarades le lendemain, les yeux assombris de profonds cernes. “Mais je ne me laisserai en aucun cas laisser intimider pour aller courir derrière des bugs inexistants. Si les couinements de nos utilisteurs l’embêtent tant que ça, la nonne n’a qu’à s’en occuper elle-même !”

Le moine mit des pièges à souris dans les coins de la pièce et s’arma d’une paire de bouchons d’oreille. Ainsi dormit-il la nuit suivante, et la suivante encore, bien que son sommeil fut moins reposant qu’il ne l’eût espéré.

La septième nuit, le moine épuisé éteignit la lumière et se laissa lourdement tomber sur son lit. Il y eut un CRAC sonore et le moine se retrouva balloté dans l’espace. Avec un CRASH il rebondit de son matelas et roula sur un sol de pierre dure. Son lit avait, apparemment, chu du rez-de-chaussée jusque dans le sous-sol.

Haut perchée sur une échelle, juste à la limite du trou béant dans le plafond en bois du sous-sol, se trouvait la nonne Hwídah, le visage éclairé par une unique chandelle pendue non loin de là. Elle descendit et jeta sur les genoux du moine une vieille perceuse à main. Puis elle s’accroupit et se pencha à son oreille.

“Si tu ne le comprends pas, c’est dangereux,” murmura la nonne.